Non, ne vous méprenez pas je ne prépare pas mon mariage, ni même mes fiançailles. Il s'agit de l'amie de l'homme qui se marie en mai. C'est la première fois que je vais à un mariage où la tenue ne m'est pas imposée. Normalement, je suis une des demoiselles d'horreur, ah non pardon - d'honneur. De celles qui portent les robes les plus excentriques pour le bon gré de la mariée.
Cette fois-ci, non seulement je suis majeure, vaccinée, jeune conductrice et accompagnée. Je suis aussi pour la première fois, une invité parmi tant d'autres. Et, si mon jour de gloire est enfin arrivée, comprendre- m'habiller comme je l'entend sans dentelle, rose pale, et noeud en résille sur la tête. Je suis encore plus perdue qu'à l'accoutumé.
J'ai néanmoins quelques principes de base en ce qui concerne la tenue de mariage évidemment. Pas de blanc, rien de trop court, et surtout ne pas faire plus habillée que la mariée. Mais voilà, si je peux dores et déjà rayer toute robe crème, et mini-short, mon dernier principe me pose problème. Je ne connais la mariée que de nom. Impossible de savoir si je serais plus habillée qu'elle ou non.
Mois S-1 : Décryptage des tenues à oublier :
La robe de soirée, de bal : la robe que l'on portait au bal des étudiants à la fin du lycée, de celle qui était trop longue. En taffetas ou en soie, qui nous fait caresser le rêve que nous étions cendrillon. On oublie – De gros risque de paraître trop habillé, et le bleu layette ne nous va pas si bien en mai, veille de gros examen, teint écrevisse de parisienne qui se dore la pilule au Troca. En plus, ma robe de terminale était blanche avec un gigantesque décolleté devant et derrière, à la Monroe dans 7 ans de réflexion. Impossible de sortir l'artillerie lourde.
La robe longue : Elle peut rejoindre la robe de soirée, si on a opté pour le combo couleur incroyable et longueur impossible. Le hic ? Primo : si on conduit, le risque de confondre l'embrayage et le frein grandit fortement. Secundo : A moins de danser parfaitement, la robe longue devient rapidement un vrai calvaire quand on cherche à se trémousser sur le dancefloor. Le final de Dirty Dancing n'aurait franchement pas été le même si Bébé portait une robe longue n'est ce pas ?
La petite robe noire : solution de facilité par excellence. A emporter au cas où, si comme moi, les catastrophes arrivent toujours lorsqu'on porte THE robe qui nous a coûté un bras.
Bon, tout de même il nous reste pas mal de possibilité : du corail, du bleu électrique, des paillettes, du dos nu, de la jupe Charleston. Quand même la mode est plaisante avec nous, plus qu'avec nos George, qui vont se voir revêtir l'uniforme traditionnel du complet noir, gris ou beige en toile pour les plus excentriques.
Ah oui j'oubliais : La coupe droite, même si elle nous avantage, n'est franchement pas confortable pour la soirée post cérémonie. Ok vous emballerez peut-être un George, mais les chances d'attraper le bouquet s'amoindrisse inévitablement non ?
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