
Si je devais résumer mon mois de Mars en un mot, j'utiliserais le mot cuisine, incontestablement.
Je m'étonne encore d'avoir pu obtenir mention TB au Bac ne sachant ni faire bouillir de l'eau, ni cuire un oeuf. (Mais soit, je connaissais le nom de tout les présidents d'Ex-Urss et leur date de présidence, forcément aujourd'hui ça m'aide vous imaginez bien )
Bref, ce mois-ci donc disais-je, j'ai cuisiné. Cuisiner comme jamais. Je ne sais pas si c'est une certaine réflexion qui m'a piquée au vif, ou si cela tient tout juste de l'illumination, mais quoiqu'il en soit. Je me suis réveillée un lundi matin avec la ferme intention de faire les lasagnes saumon-poireaux qui me faisaient tant envie depuis des mois, mais qui me terrifiaient à l'idée de les préparer.
La cause essentielle étant que je ne savais pas comment cuisiner un poireaux.
Fallait-il garder le vert ? Comment choisit-on son poireau ? Comment on le coupe ? Tant de questions me traversait l'esprit, l'anxiété me montait jusqu'aux oreilles, mon coeur battait la chamade, mais finalement, j'ai réussi. J'ai triché en achetant des tronçons de poireaux déjà prédécoupés. Mais tout de même, le plat a pris forme et depuis, c'est avec plaisir que je concocte des plats.
Il y a 3 ans, quand j'ai emménagé, je crois que la première plaquette de beurre que j'ai acheté a duré au bas mot 3 mois. Pour la simple et bonne raison que je ne l'utilisais que lorsque je faisais de la viande autant dire quasiment jamais. Préférant mon régime (loin d'être diététique) mono-produit qui consistait à manger d'un produit jusqu'à en avoir horreur, un peu comme une femme enceinte ouais. J'ai juré par les Spécial K pendant 6 mois, la longueur de la gamme me permettant de varier. Puis par la brioche, le pain-beurre-jambon, la soupe etc...
Tout ça pour vous dire très officieusement que mes galères culinaires vous allez en entendre parler.
Et aujourd'hui je voulais vous parlez du fameux chocolat au bain-marie, ma très chère maman m'ayant envoyée une recette de marquise au chocolat sans cuisson, m'a expliquée la cuisson au bain-marie. Ne l'écoutant que d'une oreille, j'ai omis d'écouter le plus important j'imagine, car le matin du jour J- Jour de l'anniversaire de la copine, j'ai littéralement brulé mon chocolat. Je ne sais pas si c'est parce que mon bol touchait le fond de la casserole, que de l'eau est rentré dans le bol avec le chocolat, que je l'ai laissé trop longtemps. Mais au final voila. J'ai jeté 200gr de chocolat. Ne me voyant pas recommencer le bain-marie, pour la simple et bonne raison que je suis vraiment capable de foirer une recette deux fois de suite. J'ai décidé de faire la méthode préféré de mes feignants de frères : le micro-onde, là encore grosse réminescence de catastophe, où j'ai mis le chocolat 3mins, et qui est ressorti en une masse brulante, grumeuleuse et compacte. J'ai donc pour une fois, voulu suivre la recette du paquet et ne mettre le chocolat qu'une seule petite minute. C'était mon dernier essai, sinon les invités devraient mangés un gâteau made in Herta, bourré de conservateurs et d'OGM.
La minute passée, le chocolat au fond du bol a bien fondu, mais pas au dessus. Grosse question existentielle : dois-je remettre le bol 1 minute de plus ou attendre que le chocolat fonde de lui même ? Puis la révélation, après avoir réalisé des lasagnes, ce n'était pas un gâteau au chocolat qui allait me rendre ridicule, surtout pas ce soir là. Pas sur un gâteau pareil. J'ai donc opté pour la solution, je mélange à fond le chocolat jusqu'à ce que la chaleur du chocolat fondu rende liquide ce qui reste de solide.
Ne me demandez pas pourquoi je n'y ai pas pensé avant, pourquoi tant d'échec auparavant. J'ai toujours été nulle en Physique-Chimie.
Mais j'ai eu mention TB, sans savoir cuire un oeuf :)

