jeudi 4 août 2011

Reading is Sexy (2)


Don't judge a book by its movie - 1


Je me suis rendu compte que beaucoup de livres dans ma bibliothèque ont été initiés par un teaser de film. Généralement, je me dis que je vais lire le livre avant la date de sortie au cinéma pour pouvoir comparer. Ce qui se passe réellement, c'est que je laisse trainer les choses et le film est plus à l'affiche que j'en suis toujours à lire la quatrième de couverture. 
J'ai donc décidé de m'autodiscipliner, et de rattraper mon retard. Pour l'instant, il n'y aura que quatre posts sur ce thème. Et on commence avec le livre de Liz Gilbert, que j'ai commencé début 2011 je crois, et fini dans l'avion hier....


Mange, Prie, Aime Le roman :    En fait, j'en avais entendu parler il y a déjà plus d'un an, avant que le film avec Julia Roberts ne sorte. L'histoire autobiographique de Liz m'avait touchée en peu de temps, car elle a fait ce que tous un jour nous avons rêvé de faire : prendre un an de congé et se retrouver. Parfois comme dit le proverbe ce n'est pas tant la destination qui fait le voyage. J'étais charmée au départ parce que son voyage avait une sorte de grande promesse, trouver l'équilibre entre le plaisir et la dévotion. Le livre se scinde en trois parties, car trois pays différents, l'Italie, l'Inde, puis l'Indonésie.
       La première partie m'a vraiment plu, elle y raconte beaucoup son histoire personnelle, comment elle en est arrivée à faire passer tout jusqu'au toilettage pour chien, avant elle-même. Beaucoup à mon avis, on du se retrouver dans cette femme qui chaque nuit,  pleure son mariage déchu, non pas parce qu'il y a une autre femme ou un autre homme, juste parce que la vie les a séparés, et qu'elle ne l'aime plus. Il est tellement plus facile d'admettre que l'autre part pour un autre qu'à cause de soi... Du coup, cette recherche du bonheur, et des plaisirs simples je les savouré pleinement. 
        La suite m'a fait déchanter, en grande partie car je ne suis pas une franche adepte du Yoga et que son voyage en Inde ne m'a pas particulièrement touchée. Au point de laisser ce livre végéter des mois, car cette partie m'ennuyait. L'histoire est certes bien écrite, on y apprend encore pleins de choses, et certaines pensées sont vraiment profondes. Mais j'ai beaucoup de mal à adhérer au fait qu'une Américaine paumée de 35 ans qui pratique au Yoga trois fois par semaine, se retrouve en Inde afin de trouver la paix intérieure en 4 mois... j'y crois moyennement. Idem pour la suite et dernière partie en Indonésie, même si là j'ai été de nouveau touchée à certains moments, par sa rencontre avec des familles balinaises, mais elle tombe un peu trop facilement dans le guide touristique à mon sens.
         La seule profondeur  de cette dernière partie c'est son regard sur ce nouvel amour que lui apporte la vie et sa façon de le rejeter par peur de souffrir à nouveau, son désir profond de trouver la paix non pas en se jetant au pied du premier venu, mais en continuant comme elle l'a fait auparavant, en se recentrant sur elle-même. Ce passage est tombé pile au bon moment dans ma vie je crois, et les mots que m'ont inspirés ce livre sont : Ne t'inquiète pas Elodie, les choses passeront, deviendront des souvenirs dont tu riras bientôt, et tu pourras trouver la paix en étant seule. Ne t'inquiète pas




L'adaptation cinématographique : Sûrement un des films les plus ennuyants et gnangnan qu'il m'ait été donné de voir. J'adore Julia Roberts et ça me fend le coeur de devoir critiquer comme ça un de ces films. Mais la triste réalité c'est que le peu de profondeur que pouvait avoir le livre, a été totalement bâclé, tournant tout son périple en vaste comédie, en voyage sans âme, et clichés cartes postales. Bref, même la partie italienne que j'avais le plus aimée a été massacrée, alors pour ce qui est de l'Inde que j'avais eu beaucoup de mal à lire... c'est d'une futilité foudroyante. Rien que la façon dont elle en vient au Yoga est d'un ridicule affligeant, se retrouvant dans une salle sans fenêtre avec cinquante personnes en train de chanter et gesticuler dans tous les sens sur des prières indiennes en l'honneur d'une photo de leur guru, juste pour les beaux yeux de son amour fusionnel post-divorce non vraiment, si c'est bien ce qui lui a pris, cette femme a un manque cruel de confiance en elle, et de personnalité. Pour tout dire, j'ai passé le film en avance rapide passé 45 min. Ca ne m'était pas arrivé depuis Marie-Antoinette de Sophia Coppola...
Ah oui, et Javier Bardem dans le rôle de Felipe, Brésilien de 52 ans... non vraiment non. Liz et Felipe sont censés avoir 16 ans d'écart et c'est cette différence d'âge qui quelque part la séduit, lui trouvant un côté protecteur. Ok, Javier a sans nul doute un côté protecteur, mais certainement pas grâce à des cheveux poivre-sel. 




Prochains Livres/Romans a passé sur l'échafaud : Water for elephants, Ne le dit à personne, et One day ( pas encore sortie en salle)

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