jeudi 7 juillet 2011

Abel



Le cinéma hispanique est à l'honneur cette année, année du Mexique oblige. Une rétrospective des films de Gael Garcia Bernal a lieu cette semaine au MK2 Bibliothèque dans le cadre du Festival Paris Cinéma. J'ai adoré son jeu dans la mauvaise éducation d'Almodovar, il m'a fait découvrir des expressions mexicaines dans Amour chienne, c'est donc naturellement que je me suis dit qu'un film qu'il avait produit ne pouvait qu'être à la hauteur du personnage, attachant et sensible. 


L'histoire : Après un séjour à l'hôpital, Abel, neuf ans, rentre chez lui. Cloitré dans un mutisme quotidien, il retrouve un jour la parole et se prend pour le chef de famille. sa mère, sa soeur et son frère vont rentrer dans son jeu pour éviter une crise qui pourrait à nouveau lui faire perdre raison. Mais son père est bientôt de retour à la maison. (Excessif.com)


Ce film est d'une beauté magistrale, il parle de la souffrance de l'absence d'un père pour un enfant de 9 ans, du traitement de l'enfant malade. Le jeu du jeune Abel interprété par Christopher Ruiz-Esperanza est majestueux, un aussi jeune bonhomme capable de prendre le comportement et les mots d'un adulte. On y va pas pour voir l'enfant guérir, on y va pour comprendre le ressenti de cette famille, de la mère qui peine à joindre les deux bouts, de l'ado accro à son tel et à son mec, et au petit frère plein d'innocence qui croit vraiment que son frère est son père.   


Beaucoup d'humour, de tendresse et des moments d'une grande sensibilité. Un grand film qui donne envie d'en apprendre encore plus sur le cinéma hispanique !


Pour la peine je m'en vais voir Carnet de Voyage aujourd'hui ;) ( et la guerre est déclarée, je vous en parlerais plus longuement demain !)

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