lundi 26 avril 2010

Une midinette cherche chaussures à son pied.




J'ai bugué en allant sur Saranza aujourd'hui.
Dans leur meilleur vente, le top 1 couronne la chaussure qui a hanté mes années collèges.
Les fameuses Buffalos. Celles pour lesquelles je me suis battue avec ma mère pour les avoir et qui a toujours refusé. Cantonnée à mes tennis blanches type Bensimon, j'étais "has been". Aujourd'hui si j'ai un mot à dire à ma Maman c'est bien MERCI
Mais mon bug ne s'arrête pas là.

Second bug en trois secondes chrono : " la it chaussure de l'été : le sabot"
Ok on a vu les mannequins de Chanel en gros sabots type "bonne hollandaise qui se respecte" mais c'était pas une blague ? On avait pas dit que certaines choses étaient bien QUE sur les défilés mais pas dans la vraie vie ?



Ce qui m'a bien fait rire c'est la remarque sur le site concernant ces chaussures : " Uniquement chez Sarenza" j'ai envie de dire : Encore heureux ! Les pavés parisiens ne seront pas plus humiliés que ces voisins européens avec cette nouvelle tendance sabotisante. Stabilobosser genre c'est trop méga important, on a l'exclusivité de la chaussure que toutes portaient en 98 lors de la coupe du monde au PMU du coin, et en plus 20 fois plus cher !

Bon pour revenir à mon post, si je me suis baladée chez Sarenza c'est parce que je cherchais des ballerines/sandales/chaussures d'été PLATE.
Et voila les modèles qui ont retenu mon attention.


Steve Madden modèle Harryy (teal)


Steve Madden Modèle Tatianna (noir)Véronique Branquinho (beige)


Il est de notoriété publique chez moi qu'une femme lorsqu'elle se fixe un objectif ne le rempli que partiellement, quand ça l'arrange, et surtout en matière de fringues. Ô combien d'entres nous pauvres shoppeuses partions un samedi courir les boutiques avec une idée bien précise de ce dont nous avions besoin, et de revenir Uniquement avec ce dont on avait envie c'est à dire du superflus.
Alors pour ma défense, j'ai vraiment cherché toute une matinée des ballerines classiques qui susciteraient mon intérêt. Rien à faire. Je veux du compensé cet été.
Et puis j'ai une deuxième excuse, depuis 5 ans je pars en Australie en juillet/août et fini donc avec des manteaux et autres pull en laine parce que les saisons sont inversés. Quand je rentre il fait à peine doux et c'est presque déjà l'heure de ranger petit robe et chapeau de paille. Ce qui fait que, à part trois paires de tongs, j'ai pas de chaussures d'été, et pas de chaussures d'été à talons ! ( ce blog se transforme en thérapie shoesesque non ? )

samedi 24 avril 2010

Une femme sans parfum est une femme sans avenir


En arrivant ce samedi midi, Maman avait un doux paquet Fushia, décoré de petit noeud blanc, à l'image des couleurs du contenu du parfum qu'elle allait m'offrir. Une simple coïncidence.
Avant mes 18 printemps, je ne portais pas de parfum. Le premier c'est mon père qui me l'a offert pour mon anniversaire dans une magnifique boite que j'ai encore.
Insolence de Guerlain, une sorte de pied de nez à tout ce qu'on avait vécu ensemble peut-être, un drôle de choix sans aucun doute.
L'hiver j'aime les grands parfums, les parfums de dame, qui me font sentir plus courageuse que je ne le suis peut-être.
L'été, les parfums doux et délicat. Miss Dior Chérie l'année dernière. Le paradis de Nina de Nina Ricci ce printemps.

De la publicité à l'odeur, tout respire la candeur, la grâce, la féérie. Le paradis de Nina sent la vanille, la fleur d'orange et l'amande. Il me rappelle les balades d'été dans la forêt. Les fruits qu'on récolte sur la pointe des pieds, avec la bouche et le t-shirt qui crient notre affront à Maman quand on rentre couvert de nectar. Il me rappelle les oranges et le mimosa du jardin. Et le cou de Maman qui dégage une fin de vie de J'adore de Dior.

Le site promotionnel nous apprend à faire des Origamis en forme de fleur et à cacher des mots d'amour dedans.

J'ai envie de t'enlever;
tu seras à moi.
Je t'obligerais à me chatouiller
A m'embrasser à l'envers,
A me faire des tartes au chocolat,
Et je ne demanderais pas de rançon.

si j'avais du cacher des mots dans une fleur de papier j'aurais sûrement cité ceux de Chapelan dans Amours, Amour qui disait Je t'aime, tu m'aimes, on sème.

mercredi 21 avril 2010

Eyjafjallajökull

Le 20 avril

Partir en vacances relève des douze travaux d'Hercules en ce moment. Grèves SNCF, RER, nuage de cendres volcaniques, aucun moyens de transport n'est réellement épargné.

Aujourd'hui, sous la pression des compagnies aériennes, le trafic reprend, doucement il faut l'avouer. Les autorisations de décollage se donnent au compte goutte, et une fois dans l'avion nous ne sommes toujours pas sûrs de pouvoir décoller sans l'énième l'accord préalable de Bruxelles. Manque de chance, mon avion décolle à treize heurs, les autorisations sont plus lentes à arriver. Même à Bruxelles on mange à cette heure là.


20 minutes plus tard, l'autorisation accordée, l'avion décolle, à moitié plein. L'hypothèse que les gens aient préféré jouer la case débrouille j'ai du mal à y croire. Je fais ce trajet depuis près de dix ans, jamais je n'ai eu de la place pour mettre mon sac sur un siège passager. Là, j'en ai deux.

Est-ce vraiment que les français sont devenus débrouillards suite à l'éruption d'un volcan ? Où en a-t-on, une fois de plus trop dit et dans tout les sens ?


S'il y a si peu de gens, j'avoue que je le comprend aisément. Si les avions décollent à nouveau, est-ce sous la pression du capitalisme qui renonce à perdre un million d'euro supplémentaire par jour ou bien qu'il n'y a plus réellement de danger. Quand la veille de mon départ les chaines ertziennes enchainent : principe de solidarité à la Borloo, risque grave d'incident dû au nuage de cendres d'un météorologue et réouverture des aéroports le lendemain, la question se pose réellement à mon esprit.


À convoi exceptionnel, voyage exceptionnelle. Si les prestations de air France sont loin de ce dont on peut avoir l'habitude à bord: Christaline et biscuits à la noix de coco de la mère Poularde, les services humains sont beaucoup moins mécaniques. Première personne fouillée de la journée par l'agent de sécurité, elle esquisse un grand sourire en me demandant d'ouvrir mon sac. Elle engage la conversation sur le contenu de ma trousse et le mystère de la photo d'identité dans ma trousse.

Finalement, ce volcan s'il a perturbé les résultats comptables des entreprises aériennes, il aura au moins fait retrouver le sourire aux personnels des aéroports lorsque se présente les rares téméraires qui osent braver le nuage et monter à bord.