lundi 15 mars 2010

Atteinte de carnétie aigue



Y en a qui ont la manie d'acheter un énième sac à main, un nouveau chapeau. Des collectionneurs de timbres, aux fanatiques de lapins. D'édition limité Alice aux pays des merveilles aux fétichistes des C. Louboutin. Moi c'est les carnets. Les moleskines depuis que je vis à Paris.


Avant j'écrivais mes histoires, mes poèmes, mes to-do list dans des carnets à spirales Quo Vadis, signé Ben. Que parfois je customisais en carnet noir Tome X. Il y eu trois Quo Vadis. Une dizaine sans marque que j'ai remplacé par des Moleskines de différentes formats et différents mises en pages histoire de justifier à moi-même l'achat de ce nouveau compagnon.

Le premier fut un City Book de Paris offert pour mon premier Noël dans la capitale. Depuis je le remplis doucement d'adresses que j'ai découverte grâce à la presse féminine et aux conseils que me prodiguent mes copines parisiennes.

Un deuxième est venu rejoindre ce compagnon, dans un format 9 x 14 avec une couverture noire souple pour pouvoir le glisser n'importe où et raconter mes aventures parisiennes. En fait, ce carnet est resté chez moi, et est devenu un sorte d'épilogue aux carnets Quo Vadis de mon adolescence. Avant de devenir depuis la rentrée mon carnet to-do list.

Un troisième est apparu en avril dernier je crois, mais je ne me souviens plus de la raison de mon achat. Il s'agit d'un tout petit carnet noir, avec des pages blanches. Au départ, il me semble qu'il s'agissait d'un carnet de bord de régime, que je n'ai tenu qu'une semaine pour le laisser dans un coin jusqu'à l'été 2009.Là je l'ai transformé en journal intime de mes voyages d'été, et en gardien secret de mes sentiments. Il y a quelques photos dedans. Mais les polaroids que j'ai pris sont beaucoup trop grand pour pouvoir tenir dans ce petit voyageur.

Le dernier en date est une édition limité pour les 40 ans de Woodstock. En classe, on discute beaucoup par feuille avec C. Alors en début d'année, j'ai voulu conserver ces conversations dans un carnet. D'ailleurs depuis les vacances de Noël, ce carnet est resté sur mon bureau et n'a plus vu le jour en salle de cours. Pourtant les discussions sur copies doubles sont belles et bien présentes.


Si le City Book n'est plus mon compagnon de voyage journalier, il en reste mon incomparable carnet de citations. Au grand damne de mes proches qui ne sont pas à l'abri de voir leur perle retranscrite dans ce petit carnet.


Un jour j'ai voulu essayé les nouveaux carnets Quo Vadis Memoriae. Souvenir de mes débuts d'écriture, je me disais que l'idée d'un carnet à thème était ingénieux, tellement le propre de mes carnets est l'anarchie totale des idées. De mon envie de faire de la danse classique à la licence à distance de psychologie tout y passe. Donnant une impression de brouillard totale sur ma vie, qui pourtant ne me déplait pas tellement. Çà doit être pour me donner un côté artiste en herbe. Mais voilà, une fois les thèmes dévoilés, j'ai déchanté. Entre mes peines, mes joies et autres enfants et amours. Aucun n'était suffisant précis et intelligent pour me faire sauter le pas de la réminiscence Quo Vadis. Enchaîné les histoires d'Amour dans un carnet n'a rien d'attrayant, surtout qu'en le relisant on aura plutôt l'impression d'avoir un inventaire sommaire de ma toute jeune vie amoureuse, qui donne pas forcément une image de soi très convaincante. J'ai finalement opté pour le Quo Vadis Culture, qui après réception s'est avéré être celui de la randonnée.



Moi Elodie, parisienne, fanatique de stiletto, avec un Quo Vadis spécial Randonnée à la main. On aurait pu voir un clin d'oeil aux reporters mode tout terrain. Mais non, juste une erreur de commande de la part du site, qui s'est soldé, quand même par l'envoi express du Quo Vadis Culture pour que je puisse vaquer à la visite de musée et autres expositions. Avec l'extreme enchantement de garder celui sur la randonnée en cadeau, si d'ici là la randonnée devient une passion au même titre que la mode je suis au moins prémunie de tout besoin express d'écriture. Seulement ces carnets sont beaucoup plus vulgaire que les moleskines. Les feuilles moins souples et la mise en page grossière. Pas de quoi écrire un roman, juste de quoi écrire une bonne adresse et d'en faire la critique.( A la vue de la longueur de mes articles on comprend vite pourquoi je suis déçue. )





En faisant cette article, je suis allée voir sur le site de Moleskine, s'il n'y avait pas de nouveau modèle, ou d'édition spéciale. Et là, ô joie, l'idée du carnet à thème avait été repris par Moleskine et dans des thèmes beaucoup plus concret pour moi que «la Culture». Sous la collection Passion donc, on retrouve un carnet pour la Musique, la Littérature, le Cinéma, le Vin, la Cuisine, et le Bien-être. En plus on retrouve sur le site, une petite vidéo YouTube pour nous expliquer comment utiliser ce nouveau joujou. Tout les thèmes me parlent, sauf peut-être le Vin, dont je ne suis pas une experte, ( la cuisine non plus me crie-t-on mais tout de même je fais bien les crêpes). De nouveaux compagnons qu'ils me tardent de découvrir, d'ici la fin du mois, car si je ne sais pas encore lequel je vais attaquer en premier, je suis sûre d'une chose, c'est d'avoir un nouveau voyageur d'ici Avril.


Vidéo Moleskine Passions - Book Journal

Vidéo Moleskine Passions - Film Journal

Vidéo Moleskine Passions - Recipe Journal

Nb : après avoir chercher mon chargeur dans mon sac, je viens de me souvenir, que j'ai un autre moleskine destiné à l'écriture de sinogrammes.



lundi 1 mars 2010

Chictopia ou l'art de me conter de belles histoires

Ce que j'aime particulièrement dans le vintage c'est l'atmosphère et la sensation que me procure ces vêtements. Je me dis qu'avant d'atterrir sur un étalage, bien posé, comme une chose fragile 25 ans plus tard, cette même robe était le summum du hype pour une autre fille, puis passer une saison, ce bout de tissu avait fini dans un coin poussiéreux d'une armoire. Peut-être parce que la mode des épaulettes était passé, mais peut-être qu'aussi cette robe racontait une histoire d'amour, d'amitié, ou de séparation? Peut-être qu'avant que je n'achète cette robe dans une petite boutique parisienne, et que j'en fasse la robe de nos un an ensemble, cette robe pouvait me crier de faire attention. Parce que si elle a tout pour émerveiller un homme, aussi noir que l'ébène elle peut aussi vous brisez un coeur. Sagement assis en tailleur, avec ces surpiqures d'avéoles d'abeilles noir et ses épaulettes trop grande pour moi. J'avais terriblement cette impression d'être une fillette qui s'habille avec les vêtements de sa maman.

Une autre robe en velours rouge des années 30, fut ma plus belle acquisition. J'ai toujours eu peur des robes rouges. Trop femme fatale, pour une moins de vingt ans à mes yeux. Mais cette robe, je l'ai acheté sur ebay, taille XS alors que je venais de prendre 7 kg, je pensais qu'elle me donnerait envie de perdre ces kilos en la voyant. Et ce fut le cas, 9 mois et une rupture plus tard, je rentrais dedans pile poil pour le réveillon de Noël. Lorsque je l'ai montré pour la première fois à mon copain de l'époque, il a remarqué que le velours était usé sur un côté. Ce a quoi j'ai souri en imaginant que depuis sa création, cette robe avait du en connaitre des valses, tango, slow langoureux, des mains qui la tiennent fermement ou tendrement au niveau de la taille ou des hanches. Cette robe me murmure des histoires d'amours passées et l'idée qu'elle est pu être revendu à l'autre bout de la planète pour 10 malheureux dollars, me laisse perplexe.
Je n'ai pas dans mes habitudes de revendre mes vêtements, de les donner c'est arrivé, de les jeter car trop usé aussi. Mais une robe en parfaite état, qui vous racontent de telles histoires, jamais je n'imaginerais m'en séparé. Comme toutes ces robes vintage que j'ai acquises jusque là d'ailleurs.

Chictopia est un site ou l'on post ces photos de tenues du jour. Rien de particulièrement original jusque là, les sites de ce genre fleurisse depuis la naissance des blogs de mode je crois. Mais ce qui m'a touchée dans chictopia, c'est le nombre de filles bien lookées qui vous racontent des histoires avec leurs fringues vintage, une ambiance que chacune se crée et qui donne au site un charme fou. Bien sur, en feuilletant le site au bout de quelques minutes, la monotonie peut vous gagnez. Mais toujours, il y a des ambiances, ou des visages qui vous marquent plus que d'autres. Un peu comme dans la vie en fait.





Des cheveux roux, aux docs Martens, aux tatouages old school à la cheville. Des univers particuliers, que j'admire.