samedi 24 avril 2010

Une femme sans parfum est une femme sans avenir


En arrivant ce samedi midi, Maman avait un doux paquet Fushia, décoré de petit noeud blanc, à l'image des couleurs du contenu du parfum qu'elle allait m'offrir. Une simple coïncidence.
Avant mes 18 printemps, je ne portais pas de parfum. Le premier c'est mon père qui me l'a offert pour mon anniversaire dans une magnifique boite que j'ai encore.
Insolence de Guerlain, une sorte de pied de nez à tout ce qu'on avait vécu ensemble peut-être, un drôle de choix sans aucun doute.
L'hiver j'aime les grands parfums, les parfums de dame, qui me font sentir plus courageuse que je ne le suis peut-être.
L'été, les parfums doux et délicat. Miss Dior Chérie l'année dernière. Le paradis de Nina de Nina Ricci ce printemps.

De la publicité à l'odeur, tout respire la candeur, la grâce, la féérie. Le paradis de Nina sent la vanille, la fleur d'orange et l'amande. Il me rappelle les balades d'été dans la forêt. Les fruits qu'on récolte sur la pointe des pieds, avec la bouche et le t-shirt qui crient notre affront à Maman quand on rentre couvert de nectar. Il me rappelle les oranges et le mimosa du jardin. Et le cou de Maman qui dégage une fin de vie de J'adore de Dior.

Le site promotionnel nous apprend à faire des Origamis en forme de fleur et à cacher des mots d'amour dedans.

J'ai envie de t'enlever;
tu seras à moi.
Je t'obligerais à me chatouiller
A m'embrasser à l'envers,
A me faire des tartes au chocolat,
Et je ne demanderais pas de rançon.

si j'avais du cacher des mots dans une fleur de papier j'aurais sûrement cité ceux de Chapelan dans Amours, Amour qui disait Je t'aime, tu m'aimes, on sème.

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