lundi 15 février 2010

What goes around ... comes around



Peut-être qu'on part pas en couple sur un coup de tête en Italie. Moi j'y vais toute seule, enfin presque. La semaine prochaine. Je rentre chez moi. Dans mon charmant village.
J'habite la maison avec le portant de vêtement noir. Sûrement une lessive que Maman a fait de mes vêtements, essentiellement noir à ce moment faut-il croire.

J'entend presque le clocher sonné les 3 coups pour indiquer qu'il est quinze heure de l'après midi. La porte d'entrée claquée, et Maman criant mon nom pour savoir si je suis rentrée. Je sens presque l'odeur du roti de boeuf avec les pommes de terres maison. Noé sur mon ventre dans la trajectoire de mon halogène qui me réchauffe le coeur. Je touche presque mon oreiller favoris, regardant un film sur la nouvelle télé, un vieux film que j'aime tant. Un Hitchcock peut-être. Ou une comédie romantique américaine des années 40; une comédie de boulevard tellement plus simple que ces blockbusters Love Actually ou autre Ps : I love you. Des films comme : Un pyjama pour deux, Mon épouse favorite ou My fair lady. En noir et blanc avec un chocolat à l'eau. En sous-vêtement et avec de grosses chaussettes tricotées par une amie de maman.

Et puis peut-être que je tricoterais à nouveau, une grosse écharpe en Mohair gris perlé ou rose. Des pelotes que j'aurais pris le soin d'acheter au Bon Marché avant mon départ.

Je me vois déjà le Samedi 27 au matin. Les yeux encore dans mon oreiller rose; prendre ma valise, un verre de coca light et partir pour CDG avec un Vogue à la main et des super nouveaux écouteurs pour écouter Giovanni Mirabassi jusqu'à mon arrivée à Nice.

Une fois à la maison je me dirais pour la énième fois la citation de Nelson Mandela " C'est en revenant à un endroit où rien a changé qu'on se rend compte à quel point nous-même avons changé."









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