Depuis mon emménagement j'ai toujours eu cette drôle d'impression en rentrant à la maison, que je revenais simplement à la normal. Comme si Paris n'était pas la réalité. Comme si Paris c'était juste une passade. Un peu comme si je partais pour "le pays des joujoux" de Pinocchio. Ce qui expliquerait bon nombre de chose : mes résultats médiocres, ma perte de confiance, cette responsabilité qu'on a envers soi-même de remplir ces besoins vitaux.
Je pensais qu'en rentrant ce week-end, j'oublierai. Ça ne fait que quelques heures que je suis arrivée, mais déjà, je sais que cette idée était fausse. J'ai aimé croire qu'en rentrant à la maison, peut-être que, un instant la vie serait plus douce, et ce début 2010 qu'un faux départ qu'on peut recommencer. Une fois encore. Une unique fois.
Ce lien qui me liait à cette enfance s'est rompu, celui d'une autre histoire aussi. Et revenir là où les prémices d'un amour passé ont débutés, c'est une aiguille qu'on s'enfonce que personne ne pourra l'enlever. Puisque l'on sait que peu importe les raison, la personne qui sait panser ses maux ne reviendra pas. Plus jamais.

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