jeudi 31 décembre 2009

La classe du 20H sur TF1

Ok je suis pas une fervente admiratrice de la Saint Sylvestre, alors cette article n'aura aucune joie hypocrite ou cotillon d'euphorie.

Quand j'étais petite on avait pas la télé à la maison, et faut croire qu'on trouvait d'autres façons de s'occuper l'esprit les week-ends pluvieux, ou pendant les vacances. Faut croire que jusque là, la télé c'était un objet juste inutile, et qui faisait du bruit. Arrivée l'adolescence c'est devenu une autre histoire, parce que à l'âge ingrat on a tous besoin de se rassurer et de rentrer dans le moule, le fait est que, ne pas avoir la télé, ça m'excluait déjà de pas mal de conversation,s alors on essait de deviner de quelle série les copines parlent, l'histoire du qui a embrassé qui en cachette, et surtout ne pas oublier de prendre un parti pris sans cela, aucune chance de survivre dans ce monde.
Heureusement l'avénement d'Internet m'a un peu sauvé les miches, et je pouvais suivre les péripeties de Brooke, Lucas et Peyton en différé. A partir du moment où j'ai vécu seule par contre, ce fut l'éffet inverse, une sorte d'oréole avait du me pousser pendant le voyage aérien Nice-Paris, et le fait de ne pas avoir la télé est devenue banale, voir un signe de ne-fait-pas-partie-des-gens-beaufs.



Bref tout ça pour dire que, quand je suis arrivée en vacances dans le sud cette année, ce fut avec un étonnement incroyable que j'ai vu débarqué dans ma chambre de jeune fille, une télé cathodique style année 80. A Paris, j'ai une télé soit, mais une télé moyenne LCD pas de cable et qui me sert juste à regarder des films dans mon pieu sans être obligé de la jouer coller-serrer avec la copine qui vient découcher.
Donc nous voila, la saint Sylvestre, le sud, la télé et moi. Seulement, même si tout était réuni pour donner un cocktail détonnant, Laurence Ferrari et TF1 ont ruiné ma première expérience, je sais bien pourtant que les premières fois ne sont jamais de franches reussites, mais là... bon soit les traditionnels voeux du Présient , puis les nouvelles internationales parce que malheureusement que ce soit le jour de Noël ou la Saint Sylvestre, il y a des gens pour qui cela ne rime pas avec cotillon, repas de famille, ou gavache à la Bûche de chocolat fondant faite par Mamie qu'on doit honorer au risque de froler l'incident diplomatique. On commence par un fait divers désolant, la mort d'un jeune de 25 ans pour le vol d'une canette de bière dans un Carrefour ( j'ai adoré la précision "d'origine martiniquaise" comme si ça expliquait le vol, la violence des vigiles ou l'asphixie), puis la disparition de deux journalistes françaises en Afghanistan, et enfin, la terreur qui règne à Téhéran même un 31 décembre, où les jeunes ont trop peur de sortir à l'idée de se faire embarquer et condamner à mort comme ce sera le cas début janvier pour 3 jeunes C'est là où tout humain normalement constitué devrait avoir une boule à la gorge qui se forme, ou à l'estomac peut importe, mais enfin...quelque chose qui se passe qui produit un sentiment de honte, de recul sur soi, je sais pas mais un semblant d'émotion non ?

C'est précisement le moment où TF1 a choisi d'enchainer avec le fameux micro-trottoir pour savoir ce qu'il y allait avoir dans nos assiettes ce soir, ok, j'apprécie l'enchainement que très moyennement, mais soit, si on ne passait pas à autre chose, on s'arreterait tous de vivre et c'est pas ma minuscule action ce soir qui fera changer le monde. Peut-être que c'est simplement que je n'ai pas été berçé par les programmes télés qui font que j'ai vécu ce moment comme une attaque personnelle, et que le rire de la managère qui répond au journaliste " du boudin blanc" en rigolant hante encore mon esprit.

Alors soit, c'est le nouvel an, et ce serait mal placé de ne pas en dire un mot et de faire que critiquer en bloc cet évènement. Au lieu de ça donc, j'ai pris une décision, l'année prochaine, au lieu de travailler, de faire la fête ou d'être en famille à écrire un post, je serais bénévole pour une œuvre humanitaire, à Paris : les Restos du cœur, la Croix Rouge, les Secours Populaires, je ne sais pas encore, mais c'est certain, hors de question d'aller à une soirée mondaine, d'être à une énième fête où tout ce qui importe c'est de se boire et de pécho. Parce que au moins au 1 Janvier 2011, j'aurais peut-être pas l'impression que cette télé, elle ne sert qu'à embrumer les esprits
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jeudi 3 décembre 2009

Le mal du pays



Le calendrier de l'avent, les marrons chauds, le vin chaud. Le marché de Noël sur les champs, les décorations dans tout Paris... Noël ça me met dans un état second. Un état où pendant 3 semaines on pourrait croire que je suis sous prozac.


L'année dernière j'avais acheté un vrai beau sapin vert pour la première fois. L'odeur que l'arbre donnait à mon minuscule appartement était agréable. Cette année, c'est une question de place qui pose problème. Trop de paires de chaussures. Je sais que je n'aurais aucun cadeau à mettre au pied du sapin. Alors j'attends celui que je ferais dans le sud avec impatience. J'en rêve d'un vert bombé de neige artificielle avec des décorations blanche et argenté cette année.

Mardi dernier, j'ai travaillé comme hôtesse pour le défilé Sonia Rykiel pour H&M organisé au Grand Palais. C'était magnifique. Vraiment époustouflant. Une magnifique reproduction de Paris à l'intérieur du monument. Des oies dressés, des majorettes, des mannequins sur des balancoires ou des lits géants... et puis des hôtesses sur des rollers! C'était assez drôle au début de ne pas avoir peur et de se lancer, mais au final le quad m'est revenu dans la soirée, et puis avec les 3000 personnes qui étaient là, y'avait pas vraiment la place pour se prendre pour une représentation de Holidays on Ice sur faux bitume.

Le 19 décembre à midi c'est les vacances, je pars dans l'après-midi pour le Sud, avec impatience. Ma maman me manque, l'envie de flanner dans le village me chatouille, dormir jusqu'à midi, regarder des séries, manger des marrons glacés et des châtaignes grillés. Décorer toute la maison, les deux repas de famille. Le sapin. Les bisous. L'envie d'éternité auprès de sa famille. De rester à la maison à regarder et à entendre la pluie tombée.


Crédit photo Fabien G.